Stade Français bat U.S. Quevilly : 3-0 La victoire du Stade fut acquise très régulièrement mais le zéro à l'actif des Quevillais est un peu dur pour ces derniers qui, avec plus de chance auraient dû sauver l'honneur. La partie eut deux physionomies bien distinctes. La première vit les deux équipes s'observer, jouer pour ainsi dire au ralenti et sacrifier à la défensive. Par la suite, au contraire, les Parisiens ayant marqué deux buts et la victoire ne pouvant plus leur échapper, le jeu s'éclaircit et des deux côtés les attaques se multiplièrent ; les stadistes se montrèrent alors plus brillants, mais jusqu'à la fin les Normands furent dangereux. L'U.S. Quevilly se présenta dans la formation annoncée. Au Stade, Muller et Wild, blessés, étaient remplacés par Roche et Casella. A la 9e minute, Cabassu servit Pavillard, démarqué, qui marqua imparablement. Le jeu reprit, assez quelconque, lent et confus. Les arrières quevillais jouant l'offside tous les départs du Stade sont enrayés ; grâce aux coups francs obtenus ainsi, Quevilly se maintint au centre du terrain ; les Normands amorçèrent même quelques belles attaques, mais la défense stadiste se dégagea et d'un shot superbe Bunyan marqua un second but. L'U.S. Quevilly changea alors de tactique et le jeu s'éclaircit ; Walter fut encore à l'ouvrage, puis, sur une belle descente normande, ce fut au tour de Gilibert d'effectuer un plongeon audacieux. A la reprise le Stade prit la direction des opérations. Enfin, à la 23° minute, Bunyan shoota à ras de terre; le ballon rebondissant sur le sol très dur, Walter se laissa tromper. Quevilly, loin de se décourager, amorça de belles attaques. Tour à tour Gillibert et Walter furent alors mis à l'ouvrage; d'une belle tête, Casella sauva le but stadiste. Sur la fin les Normands dominèrent légèrement et se montrèrent les plus dangereux.
Les deux défenses furent très solides. Au Stade, Gilibert effectua une bonne rentrée. Hérold fournit une belle partie et fut nettement supérieur à Roche. A Quevilly, Walter n'eut rien à se reprocher; Coquin et Farret eurent le tort de jouer exagérément l'off-side en première mi-temps. Les demis du Stade furent meilleurs que leurs vis-à-vis. Cabassu fournit un travail très utile; Casella fit de même en seconde mi-temps et fut supérieur à Dauphin.
A Quevilly, Héquet fut très actif. La ligne d'attaque stadiste fut beaucoup plus brillante que celle de Quevilly ; Bunyan et Pavillard s'y distinguèrent particulièrement. — A. Baker d'Isy.